Approche 2
L'hypnose
Ce que l'hypnose n'est pas
Le sommeil. Le spectacle. La perte de contrôle. Quelqu'un qui « agirait » sur vous. Rien de tout cela.
L'hypnose n'est pas un endormissement mais, au sens où l'entendait François Roustang, une forme de veille paradoxale. Vous êtes plus présent, non pas moins. L'attention, au lieu de se braquer sur un point (le problème, la pensée qui tourne), se déploie, s'élargit au corps et à la situation tout entière.
C'est un état très proche d'expériences ordinaires que nous vivons tous : être absorbé par un livre, conduire « en pilote automatique », se perdre dans un paysage. Vous restez conscient, vous vous souvenez, vous gardez le contrôle, et rien ne peut vous être imposé.
« Au-delà d'un certain point, raisonner avec le problème ne le fait plus céder. Ce qui change alors, c'est votre rapport à la difficulté. »
L'hypnose permet de laisser la difficulté se reconfigurer, en mobilisant vos propres ressources plutôt qu'une volonté qui s'épuise. Mon rôle n'est pas de « faire » quelque chose à votre place, mais d'installer, par une certaine qualité de présence et d'attente, les conditions où le changement peut advenir de lui-même. C'est, au fond, ce que je cherche à rendre possible : la fin de la plainte, le geste qui suffit, le fait de savoir attendre.