abAlain BallotPsychologue · TCC

Mes approches

Les TCC et l'hypnose, deux approches articulées.

« Je sais, mais je n'y arrive pas » est sans doute la phrase que j'entends le plus souvent. C'est exactement à cet endroit que je m'appuie sur deux approches distinctes, et de plein droit.

Beaucoup de personnes qui me consultent connaissent déjà très bien leur difficulté. Elles ont compris d'où elle vient, ce qui l'entretient, ce qu'il faudrait faire ; et pourtant rien ne bouge. Je m'appuie alors sur deux approches : les thérapies comportementales et cognitives (TCC) et l'hypnose. Non pas l'une au service de l'autre, mais deux manières d'agir sur le changement, que j'articule selon ce que demande votre situation. L'une travaille ce que vous pouvez penser, comprendre et décider. L'autre, ce qui se joue en deçà des décisions, dans le corps, l'attention et la perception.

Approche 1

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC)

Les TCC partent du présent et de l'observable. Plutôt que de remonter indéfiniment aux causes, elles repèrent les cercles vicieux qui entretiennent la souffrance : une pensée déclenche une émotion, qui pousse à un comportement (l'évitement, par exemple), lequel renforce à son tour la pensée de départ.

Étape 1

Pensée

« Je vais échouer »

Étape 2

Émotion

Anxiété, tension

Étape 3

Comportement

Évitement, fuite

Étape 4

Renforcement

La pensée se confirme

On agit alors sur ce cercle avec des outils concrets : restructuration des pensées automatiques, exposition progressive à ce qui est redouté, réactivation comportementale, travail sur les schémas qui se rejouent.

Le cadre est clair : on définit des objectifs ensemble, on mesure, on ajuste. C'est une thérapie structurée, généralement brève, et l'une des plus évaluées scientifiquement. Sa force est de vous rendre autonome : vous repartez avec une compréhension et des moyens d'agir.

Particulièrement indiquée pour

Troubles anxieux, attaques de panique, phobies, TOC, anxiété sociale, ruminations dépressives — chaque fois que la difficulté est circonscrite et identifiable. Voir l'ensemble des indications.

Approche 2

L'hypnose

Ce que l'hypnose n'est pas

Le sommeil. Le spectacle. La perte de contrôle. Quelqu'un qui « agirait » sur vous. Rien de tout cela.

L'hypnose n'est pas un endormissement mais, au sens où l'entendait François Roustang, une forme de veille paradoxale. Vous êtes plus présent, non pas moins. L'attention, au lieu de se braquer sur un point (le problème, la pensée qui tourne), se déploie, s'élargit au corps et à la situation tout entière.

C'est un état très proche d'expériences ordinaires que nous vivons tous : être absorbé par un livre, conduire « en pilote automatique », se perdre dans un paysage. Vous restez conscient, vous vous souvenez, vous gardez le contrôle, et rien ne peut vous être imposé.

« Au-delà d'un certain point, raisonner avec le problème ne le fait plus céder. Ce qui change alors, c'est votre rapport à la difficulté. »

L'hypnose permet de laisser la difficulté se reconfigurer, en mobilisant vos propres ressources plutôt qu'une volonté qui s'épuise. Mon rôle n'est pas de « faire » quelque chose à votre place, mais d'installer, par une certaine qualité de présence et d'attente, les conditions où le changement peut advenir de lui-même. C'est, au fond, ce que je cherche à rendre possible : la fin de la plainte, le geste qui suffit, le fait de savoir attendre.

L'articulation

Pourquoi les articuler — et non choisir

Parce qu'elles ne travaillent pas le même registre, et qu'une même personne a besoin des deux à des moments différents.

Les TCC excellent à construire le savoir : comprendre le mécanisme, se doter d'outils, structurer la démarche, mesurer les progrès. L'hypnose excelle à franchir le pas vers le pouvoir : faire que le changement soit vécu, dans le corps, et non seulement compris. C'est précisément l'écart du « je sais mais je n'y arrive pas » que leur articulation vient combler.

Anxiété, phobie sociale

TCC

Les TCC traitent les pensées anticipatoires et organisent une exposition graduée aux situations redoutées.

Hypnose

L'hypnose permet, en amont et en parallèle, de retrouver un état corporel d'apaisement disponible à la demande, de répéter intérieurement la situation, et de travailler la sensation brute d'alarme qui se loge sous la pensée.

Burn-out

TCC

Les TCC agissent sur l'hyper-investissement, le perfectionnisme, la difficulté à poser des limites.

Hypnose

L'hypnose vient desserrer l'étau d'une volonté de contrôle devenue contre-productive — réhabiter le corps, réapprendre à savoir attendre, au sens de Roustang, plutôt qu'à toujours forcer.

TOC

TCC

Le cœur du traitement reste comportemental : exposition avec prévention de la réponse.

Hypnose

L'hypnose peut soutenir la tolérance à l'anxiété et le relâchement de la tension corporelle qui accompagne le rituel.

Selon les personnes, l'hypnose ouvre l'espace que la suite, plus structurée, viendra stabiliser ; ou bien elle consolide, en l'incarnant, ce que le travail cognitif a d'abord élaboré. L'ordre n'est jamais fixé d'avance : il se décide avec vous.

En pratique

Comment cela se passe

La première consultation sert d'abord à évaluer ensemble votre demande et à voir si l'approche vous convient — sans engagement. Nous définissons ensuite des objectifs clairs, et la thérapie alterne ou combine les deux approches selon ce qui est utile.

L'hypnose n'est jamais imposée ni « subie » : je vous explique chaque fois ce que nous faisons et pourquoi, et vous restez aux commandes du début à la fin. Le travail reste structuré, orienté vers des objectifs concrets, mesuré et ajusté au fil des séances.

Pour les médecins prescripteurs

Repères cliniques

Cette section, plus technique, s'adresse aux médecins prescripteurs comme aux patients qui souhaitent en savoir davantage.

Indications+

L'articulation TCC–hypnose est adaptée aux troubles anxieux, à la dépression, au burn-out et aux problématiques de l'épuisement professionnel, aux TOC, aux phobies, à l'anxiété sociale, ainsi qu'aux questions de transition et de positionnement, notamment chez les personnes exerçant des responsabilités. L'hypnose dispose par ailleurs de données particulièrement consistantes dans la gestion de la douleur, la colopathie fonctionnelle, les troubles du sommeil et l'anxiété d'anticipation, et constitue un appoint utile dans certaines addictions.

Articulation avec le suivi médical+

Mon intervention de psychologue clinicien et psychothérapeute se conçoit en complémentarité, jamais en substitution, d'un suivi médical ou psychiatrique. La coordination avec le médecin traitant, le médecin du travail ou le psychiatre est, lorsque le patient y consent, un atout du parcours de soin, en particulier dans les situations de burn-out où l'arrêt de travail et le suivi somatique relèvent du médecin.

Précautions et limites+

L'hypnose n'est pas une solution universelle. Je l'écarte ou ne l'emploie qu'avec une grande prudence en cas de décompensation psychotique, de troubles dissociatifs sévères, ou de psychotraumatisme non stabilisé, où un cadre spécifique s'impose. Elle ne saurait remplacer une prise en charge médicale lorsque celle-ci est requise. La profondeur de l'état hypnotique varie selon les personnes et n'est pas un prérequis du bénéfice thérapeutique ; certains patients y répondent peu, ce qui n'invalide pas le travail mené par ailleurs en TCC.

Selon les situations, deux approches complémentaires viennent enrichir ce socle.

Découvrir : ACT et thérapie des schémas →

Questions fréquentes

Vos questions

L'hypnose, c'est dangereux ou manipulatoire ?+

Non. L'hypnose thérapeutique n'a rien à voir avec le spectacle. Vous restez conscient·e, vous gardez le contrôle, vous vous souvenez de ce qui s'est passé, et rien ne peut vous être imposé. C'est un état de conscience modifié, proche de l'absorption dans un livre ou d'une conduite « en pilote automatique ».

TCC ou hypnose : comment savoir ce qui me convient ?+

C'est précisément le travail de la première consultation. Nous évaluons ensemble la nature de la difficulté, ce que vous avez déjà essayé, et ce qui semble bloquer. L'ordre, l'alternance et le dosage des deux approches se décident avec vous, et se réajustent au fil du suivi.

Combien de séances faut-il prévoir ?+

Les TCC sont des thérapies brèves orientées vers des objectifs ; un travail circonscrit (anxiété, phobie, TOC) tient souvent entre 10 et 20 séances. Lorsque l'hypnose vient appuyer le travail, son effet est généralement perceptible en quelques séances. La durée se définit ensemble, sans promesse chiffrée a priori.

Les séances sont-elles remboursées ?+

Les consultations de psychologue ne sont pas remboursées par l'Assurance Maladie en dehors du dispositif Mon Soutien Psy, auquel je ne suis pas conventionné. De nombreuses mutuelles prennent en charge tout ou partie des séances : renseignez-vous auprès de la vôtre. Une facture vous est remise à chaque séance.

L'hypnose convient-elle à tout le monde ?+

Non, et c'est important de le dire. Je l'écarte ou ne l'emploie qu'avec prudence en cas de décompensation psychotique, de troubles dissociatifs sévères ou de psychotraumatisme non stabilisé. La profondeur de l'état hypnotique varie selon les personnes ; certains y répondent peu, ce qui n'invalide pas le travail mené en TCC.